A la fin de la formation donnée par Coaching Ways, chacun fut invité à rédiger une présentation succincte de sa couleur de coach. Voici mon pitch.
Je suis comme le passeur. J’aide mes clients à quitter la rive qu’ils connaissent bien, pour traverser le flux du changement et rejoindre l’autre rive qui les attend. Au cours de ce voyage, ils prennent le temps de contacter leur moi profond, d’écouter et de discerner leur voi(e)x intérieure. Je m’appuie sur mon expérience auprès des patients en souffrance psychique et sur ma sensibilité spirituelle pour proposer un accompagnement en coaching de vie, en particulier par l’exploration du paysage métaphorique de la personne. Parce que je pense que le monde serait meilleur si chacun répondait à la vocation à laquelle il est appelé…
« Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur. » (Tom Peters)
Coach est un mot anglais. Selon le dictionnaire Larousse, il désigne la personne qui entraîne une équipe, un sportif de haut niveau ou un conseiller professionnel qui cherche à développer la performance d’un salarié, d’un chef d’entreprise, mais aussi une automobile deux portes dont les sièges avant se rabattent pour donner accès aux places arrières.
Le parallèle avec la voiture est intéressant. Coach serait apparenté à coche, ce véhicule tracté par des chevaux qui était l’ancêtre de la diligence [diligence, dont le second sens est la promptitude et le soin dans l’exécution d’une tâche]. Le coche servait à transporter une personne ou un groupe depuis un lieu de départ (un « relais de poste », comme en témoignerait l’étymologie du hongrois Kocs) jusqu’à la destination désirée.
Le coaching de vie est un accompagnement personnel dont l’intention est de permettre au client de réaliser un transport, un déplacement depuis la situation de départ, qui lui pose problème, jusqu’au résultat qu’il désire, son objectif.
Le coach n’est pas un entraîneur ni un conseiller. Il est éventuellement un guide de par sa maîtrise d’un processus spécifique d’accompagnement qu’il met au service du client. Mais ce déplacement, c’est le client qui, en réalité, le réalise. Ou pas. Mais dans les deux cas, la décision lui appartient. A lui de ne pas « rater le coche ».
La responsabilité du coach est de favoriser l’accès pour son client à ce voyage intérieur. Pour cela, le premier geste consiste à rabattre les sièges avant, c’est-à-dire à laisser au client la première place, car c’est lui qui va (re)connaître à la fois sa destination et le chemin pour y parvenir. Comme l’a observé Carl Rogers, « les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre par lui-même et qu’il s’approprie » (Carl Rogers, Le Développement de la personne).
Il relève de la déontologie du coach de ne pas agir comme la mouche mise en scène par Jean de La Fontaine dans sa fable Le Coche et la Mouche. « Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au Soleil exposé, Six forts chevaux tiraient un Coche. […] Une Mouche survient, et des chevaux s’approche; Prétend les animer par son bourdonnement; […] Aussitôt que le char chemine, Et qu’elle voit les gens marcher, Elle s’en attribue la gloire; […] Après bien du travail le Coche arrive en haut. Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt: J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. Ainsi certaines gens,faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires: Ils font partout les nécessaires, Et, partout importuns, devraient être chassés.«
Je souscris aux règles déontologiques de l’ICF, en particulier le respect des périmètres de qualification professionnelle (le coaching n’est ni du conseil, ni de la formation, ni de la thérapie), l’absence de conflit d’intérêt (je sépare mes activités professionnelles d’infirmier en santé mentale et de coach), la préservation de la confidentialité, l’irréprochabilité de ma conduite envers mes clients, la supervision et le développement continu.
Bienvenue, cher visiteur, dans ce carnet de voyage qui te donnera un aperçu de ma vision de l’accompagnement personnel en coaching et répondra peut-être à quelques unes de tes questions.
Le coaching est en vogue dans notre société du bonheur sur prescription. On le retrouve partout: « de la recherche de la performance à l’éveil » (sous-titre de l’ouvrage de Robert Dilts, Être coach). Rien que ça…
Le changement est devenu omniprésent. Il s’invite régulièrement dans notre vie et parfois fait intrusion, remettant en question le quotidien, bousculant les habitudes, ébranlant les convictions. Que le changement concerne la vie de travail, de couple ou de famille, et qu’il prenne la forme d’un challenge personnel ou d’un questionnement existentiel, un soutien peut s’avérer déterminant en cas de blocage ou simplement de doute, pour vivre plus sereinement ces moments de passage et mettre à profit la transition intérieure à laquelle ils appellent.
Être accompagné, peut-être mais pour quoi? Pour prendre de la hauteur et se poser les bonnes questions; pour clarifier la situation et comprendre où se situe le problème; pour prendre conscience des enjeux et approcher son désir essentiel; pour élargir son cadre de référence et sortir de sa zone de confort; pour explorer le champ des potentiels et des possibles et prendre une décision alignée avec ses valeurs fondamentales; pour s’engager avec résolution dans une réalisation et déployer ses talents.
Le nombre de coachs progresse en France, mais la profession ne bénéficie pas pour le moment d’une reconnaissance réglementaire. Les principales associations professionnelles travaillent à spécifier la posture de coach et à définir un consensus sur les normes professionnelles ainsi que les règles déontologiques. Une des plus importantes d’entre elles est l’International Coach Federation (ICF).
45 ans, marié, 3 enfants: voilà l’essentiel de mon expérience de vie. Mes proches sont les personnes qui m’apprennent le plus.
Je vis dans un habitat groupé à haute valeur ajoutée environnementale et humaine appelé Fontaine Aux Abeilles. Là aussi, les relations sont des situations d’apprentissage.
Impliqué dans le groupe local Colibris du pays de Saverne, je me familiarise avec différents aspects de la dynamique de groupe en intelligence collaborative, dans l’idée de « faire sa part » pour qu’émerge une société plus résiliente.
Infirmier diplômé d’Etat, je travaille depuis une quinzaine d’années en psychiatrie et santé mentale. Au contact des patients, mais aussi des collègues, j’ai pris la mesure de l’importance de l’accueil de la singularité de l’autre et de la sensibilité à l’instant de la rencontre, ainsi que de l’impact de son propre regard sur la manière dont l’autre se perçoit.
Désireux de pratiquer une dimension plus dynamique de l’accompagnement, j’ai suivi un programme de formation proposé par Coaching Ways France et agréé par ICF, cursus complet incluant mentoring et assessement d’évaluation. Je suis accrédité pour obtenir à terme la certification PCC (Professional Certified Coach). Mon but est de développer un accompagnement de résilience dans notre société en mutation impactée par un changement global.