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Identifier la destination pour sortir du labyrinthe

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »
(Sénèque)

Votre première tâche, si vous venez en accompagnement, sera principalement de répondre à cette question centrale: « Que cherchez-vous? » La réponse sera votre fil d’Ariane et plus votre réponse sera précise, plus votre fil sera solide.

En général, les gens savent ce dont ils ne veulent pas, mais plus difficilement ce qu’ils voudraient à la place. Or une destination est forcément caractérisée positivement, sinon cela ne mènera nulle part ou à de multiples endroits. Par ailleurs (si l’on peut dire), plus la destination est décrite avec précision, plus l’équipage client-coach sera en mesure d’évaluer à la fois le caractère atteignable de l’objectif, la pertinence du trajet choisi et l’état de la progression.

« Dites-moi, je vous prie, de quel côté me faut-il me diriger? demanda Alice.
Cela dépend beaucoup de l’endroit où vous voulez aller, dit le chat. »
(Lewis Carroll, Alice au Pays des merveilles)

Pour démontrer qu’il vous sera possible d’atteindre votre objectif, il faudra le décrire dans les termes d’un nouveau comportement. Car, en réalité, c’est vous qui tiendrez les rênes du coche. Ce sera à vous d’initier le changement de comportement et d’agir dans la durée afin de maintenir l’état désiré.

Votre objectif sera un changement de comportement contextualisé, c’est-à-dire qui se justifie dans des circonstances déterminées. En dehors, l’ancienne attitude peut tout à fait demeurer appropriée de par les bénéfices qu’elle vous procure. Le but d’un coaching n’est pas de remplacer un comportement par un autre mais de se donner plus de choix selon les contextes.

En explorant de nouvelles manières de faire et d’être et en développant des possibilités de prise de conscience et de flexibilité, vous renforcerez votre capacité d’adaptation face à un contexte qui change. Et il change. Irrémédiablement et de plus en plus vite. Que nous y soyons prêts ou non.

« La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. »
(Edna Wolf)

Donc, en venant en coaching, posez-vous la question de ce que vous en attendez.

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Etre accompagné en coaching: écouter le chant des possibles

Si vous venez en accompagnement de coaching, ce sera pour trouver des réponses par rapport à une situation qui vous pose problème. Mais contrairement à la relation de conseil, vous ne trouverez pas de réponse toute faite.

Vous viendrez pour vous poser les bonnes questions, celles qui vous permettront de prendre de la hauteur, d’élargir et d’approfondir votre point de vue, de découvrir vos ressources et de faire vos propres choix. La plus-value d’un coaching consiste moins dans le contenu d’une réponse que dans la prise de conscience que vous trouverez vous-même une réponse juste et satisfaisante.

« Il y a deux choses que personne ne peut faire à notre place: désirer et engager notre volonté. Ne laissez pas les autres désirer pour vous et n’attendez que de vous la mise en oeuvre de votre volonté. »
(Edouard Zarifian, Le goût de vivre. Retrouver la parole perdue)

Lorsque les difficultés apparaissent, ce qui nous entrave la plupart du temps ce ne sont pas nos conditions de vie, mais le conditionnement de notre esprit. Nos réactions émotionnelles signalent le manque de prise en considération de besoins fondamentaux.

Prendre en compte vos besoins est une manière de prendre du recul pour sortir du labyrinthe de votre problème. Prendre de la hauteur et vous centrer sur votre essentiel: cette attitude vous permettra de découvrir d’autres possibles ainsi que votre potentiel en passe de se réaliser.

Où est-ce que j’en suis? Qu’est-ce que je veux faire? Qui est-ce que je veux être? Ce sont les questions incontournables par lesquelles vous embrasserez à la fois le réel, votre devenir et votre désir essentiel. Le coaching soutiendra votre capacité à saisir les logiques qui sous-tendent vos choix. Il vous ouvrira à d’autres manières d’appréhender votre situation, en intégrant les différents aspects – même contradictoires – qui constituent votre réalité dans un monde en perpétuel changement.

« Nous ne voyons pas les choses telles qu’elle sont, nous les voyons telles que nous sommes. »
(Anaïs Nin)

Le coaching mobilisera votre capacité d’ajustement créateur pour répondre de manière satisfaisante à vos besoins, pour fonder vos propres décisions en tenant compte à la fois de vos aspirations personnelles et des enjeux situationnels.

Cet accompagnement s’inscrit dans une dynamique de vie qui nous pousse à « devenir ce que nous somme réellement plutôt que de demeurer ce que nous préférons penser que nous sommes » (Carolyn Baker), à rester fidèle à ce que nous avons d’unique et qui pourrait se révéler être l’expression de quelque chose de plus vaste que soi…

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[inspiré des articles suivants: Le sens de la vie comme paradigme du conseil en orientation, J-L. Bernaud, revue de Psychologie française n°61, 2016; Le coaching ou le retour de Narcisse? G. Amado, revue Connexions 2004/1 (n°81); La peur et les réactions de défense, de précieux indicateurs, C. Aimeret-Perissol, revue internationale de psychosociologie 2006/28]

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Du coche au coach: première métaphore pour une éthique de l’accompagnement

Lithographie de Carle Vernet, 1818
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Coach est un mot anglais. Selon le dictionnaire Larousse, il désigne la personne qui entraîne une équipe, un sportif de haut niveau ou un conseiller professionnel qui cherche à développer la performance d’un salarié, d’un chef d’entreprise, mais aussi une automobile deux portes dont les sièges avant se rabattent pour donner accès aux places arrières.

Le parallèle avec la voiture est intéressant. Coach serait apparenté à coche, ce véhicule tracté par des chevaux qui était l’ancêtre de la diligence [diligence, dont le second sens est la promptitude et le soin dans l’exécution d’une tâche]. Le coche servait à transporter une personne ou un groupe depuis un lieu de départ (un « relais de poste », comme en témoignerait l’étymologie du hongrois Kocs) jusqu’à la destination désirée.

Le coaching de vie est un accompagnement personnel dont l’intention est de permettre au client de réaliser un transport, un déplacement depuis la situation de départ, qui lui pose problème, jusqu’au résultat qu’il désire, son objectif.

Le coach n’est pas un entraîneur ni un conseiller. Il est éventuellement un guide de par sa maîtrise d’un processus spécifique d’accompagnement qu’il met au service du client. Mais ce déplacement, c’est le client qui, en réalité, le réalise. Ou pas. Mais dans les deux cas, la décision lui appartient. A lui de ne pas « rater le coche ».

La responsabilité du coach est de favoriser l’accès pour son client à ce voyage intérieur. Pour cela, le premier geste consiste à rabattre les sièges avant, c’est-à-dire à laisser au client la première place, car c’est lui qui va (re)connaître à la fois sa destination et le chemin pour y parvenir. Comme l’a observé Carl Rogers, « les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre par lui-même et qu’il s’approprie » (Carl Rogers, Le Développement de la personne).

Il relève de la déontologie du coach de ne pas agir comme la mouche mise en scène par Jean de La Fontaine dans sa fable Le Coche et la Mouche. « Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au Soleil exposé, Six forts chevaux tiraient un Coche. […] Une Mouche survient, et des chevaux s’approche; Prétend les animer par son bourdonnement; […] Aussitôt que le char chemine, Et qu’elle voit les gens marcher, Elle s’en attribue la gloire; […] Après bien du travail le Coche arrive en haut. Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt: J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. Ainsi certaines gens, faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires: Ils font partout les nécessaires, Et, partout importuns, devraient être chassés.« 

Je souscris aux règles déontologiques de l’ICF, en particulier le respect des périmètres de qualification professionnelle (le coaching n’est ni du conseil, ni de la formation, ni de la thérapie), l’absence de conflit d’intérêt (je sépare mes activités professionnelles d’infirmier en santé mentale et de coach), la préservation de la confidentialité, l’irréprochabilité de ma conduite envers mes clients, la supervision et le développement continu.

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Bienvenue

Bienvenue, cher visiteur, dans ce carnet de voyage qui te donnera un aperçu de ma vision de l’accompagnement personnel en coaching et répondra peut-être à quelques unes de tes questions.

Le coaching est en vogue dans notre société du bonheur sur prescription. On le retrouve partout: « de la recherche de la performance à l’éveil » (sous-titre de l’ouvrage de Robert Dilts, Être coach). Rien que ça…

Le changement est devenu omniprésent. Il s’invite régulièrement dans notre vie et parfois fait intrusion, remettant en question le quotidien, bousculant les habitudes, ébranlant les convictions. Que le changement concerne la vie de travail, de couple ou de famille, et qu’il prenne la forme d’un challenge personnel ou d’un questionnement existentiel, un soutien peut s’avérer déterminant en cas de blocage ou simplement de doute, pour vivre plus sereinement ces moments de passage et mettre à profit la transition intérieure à laquelle ils appellent.

Être accompagné, peut-être mais pour quoi? Pour prendre de la hauteur et se poser les bonnes questions; pour clarifier la situation et comprendre où se situe le problème; pour prendre conscience des enjeux et approcher son désir essentiel; pour élargir son cadre de référence et sortir de sa zone de confort; pour explorer le champ des potentiels et des possibles et prendre une décision alignée avec ses valeurs fondamentales; pour s’engager avec résolution dans une réalisation et déployer ses talents.

Le nombre de coachs progresse en France, mais la profession ne bénéficie pas pour le moment d’une reconnaissance réglementaire. Les principales associations professionnelles travaillent à spécifier la posture de coach et à définir un consensus sur les normes professionnelles ainsi que les règles déontologiques. Une des plus importantes d’entre elles est l’International Coach Federation (ICF).

https://www.coachfederation.fr/

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Bref survol de mon parcours

45 ans, marié, 3 enfants: voilà l’essentiel de mon expérience de vie. Mes proches sont les personnes qui m’apprennent le plus.

Je vis dans un habitat groupé à haute valeur ajoutée environnementale et humaine appelé Fontaine Aux Abeilles. Là aussi, les relations sont des situations d’apprentissage.

Impliqué dans le groupe local Colibris du pays de Saverne, je me familiarise avec différents aspects de la dynamique de groupe en intelligence collaborative, dans l’idée de « faire sa part » pour qu’émerge une société plus résiliente.

Infirmier diplômé d’Etat, je travaille depuis une quinzaine d’années en psychiatrie et santé mentale. Au contact des patients, mais aussi des collègues, j’ai pris la mesure de l’importance de l’accueil de la singularité de l’autre et de la sensibilité à l’instant de la rencontre, ainsi que de l’impact de son propre regard sur la manière dont l’autre se perçoit.

Désireux de pratiquer une dimension plus dynamique de l’accompagnement, j’ai suivi un programme de formation proposé par Coaching Ways France et agréé par ICF, cursus complet incluant mentoring et assessement d’évaluation. Je suis accrédité pour obtenir à terme la certification PCC (Professional Certified Coach). Mon but est de développer un accompagnement de résilience dans notre société en mutation impactée par un changement global.

https://www.coachingways.fr/

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Programme MBSR Saverne printemps 2020

« Je voudrais mourir vivant » Etienne

Ce message pour vous inviter à la prochaine session de réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience (MBSR) qui démarrera après Pâques…

Dernièrement, je découvrais lors d’un reportage la robotisation d’un élevage laitier. Puce déclinant l’identité de la vache, régime alimentaire personnalisé, mesure de la productivité… Un élevage sans éleveur semblait devenir possible… Quand j’étais enfant les vaches avaient un prénom, un caractère, des habitudes, une relation avec le fermier… Une vache a-t-elle besoin d’une relation avec son éleveur ?

Aujourd’hui pour méditer c’est un peu pareil il y a des livres, des CD, des applications, y a t il encore besoin d’un groupe et d’un facilitateur pour se familiariser avec la méditation ? La réponse est propre à chacun. Ce que je sais, c’est que c’est dans la rencontre avec les autres que j’apprends plus finement à me connaître.

Mourir vivant, c’est l’intention d’un collègue de formation à s’engager en MBSR. Cette intention m’interpelle sur ma manière de vivre les fins, quelles quelles soient ! Fin d’un repas, fin d’une journée de travail, fin de mon temps de méditation, fin des vacances, accompagnement d’une fin de vie, fin d’une période d’abondance ?

Alors pourquoi pas une session MBSR pour vivre pleinement la fin de cette année scolaire ?

Vous souhaitant de prendre soin des fins qui se présentent à vous,

Bien à vous

Annick Isselé

La relation met en mouvement ce qui est inscrit en chacun. Sans cette dynamique, l’immense richesse que nous portons en nous resterait inactive et serait donc stérile. L’autre me permet d’exprimer qui je suis et, en réciprocité, je lui permets d’exprimer qui il est, pour l’enrichissement des deux.

Philippe Dautais

Pour ce nouveau programme, notez le changement de lieu:

Copropriété Fontaine Aux Abeilles, grand salon, 3ème entrée 9 rue du Luxembourg 67700 Saverne

La réunion d’information aura lieu le lundi 6 avril à 19h30 (sur inscription)

Les séances de méditation débuteront le lundi 27 avril de 19h30 à 22h et se poursuivront les 4, 11, 18, 25 mai ; 8 ,15 , 22 juin 2020

La journée de pratique intensive aura lieu le 13 juin de 9h15 à 17h30 (accueil à 9h)

Inscriptions et renseignements supplémentaires : annickissele@gmail.com

Programme MBSR janvier 2020

La méditation de pleine conscience consiste
à porter son attention, intentionnellement sur
le moment présent et cela sans jugement.

(Jon Kabat Zinn)

Il y a une quarantaine d’années, Jon Kabat-Zinn a eu l’intuition du programme MBSR au Centre Hospitalier de Massachusetts. Ce programme est actuellement suivi dans le monde entier. A la croisée de pratiques méditatives ancestrales laïcisées et des neurosciences qui ont validé ses effets sur l’amélioration de la santé, le programme MBSR s’inscrit dans le courant de la médecine intégrative (corps et esprit réunis).

L’intention du programme est d’intégrer la pleine conscience dans notre vie quotidienne en nous familiarisant avec notre vécu interne. Il s’agit avec bienveillance de repérer les schémas de fonctionnement qui créent de la souffrance et d’amorcer un processus de changement.

Indications :

  • recherche de mieux-être et de sens ;
  • gestion des émotions ;
  • gestion du stress, dans le sens de développer une autre relation à tout ce qui dans nos vies n’est pas comme nous le souhaiterions et provoque des tensions : situations familiales et professionnelles, anxiété, douleurs, pathologies chroniques, troubles du sommeil.

Le programme ne se substitue pas à un traitement médicamenteux.

Contre indications :

  • phase aiguë de difficultés psychologiques ; 
  • vécus traumatiques.

Conditions de participation :

  • assister à la réunion d’information ou avoir un entretien préalable ;
  • avoir une forte motivation et s’engager envers soi-même à suivre l’ensemble du programme et à consacrer quotidiennement 45 minutes à des pratiques méditatives guidées 6 jours par semaine pendant la durée du programme.

Programme MBSR 

Pratiques méditatives formelles, exercices, explications et partage d’expérience :

Les lundis de 17h30 à 20h: 27 janvier ; 3, 10, 24 février ; 2 ,9 ,16 , 23 mars 2020 (Espace yoga 17 rue de la côte 67700 Saverne)

Journée de pratique intensive en silence : samedi 14 mars 9h15 à 17h30 (accueil à 9h) à AIR & VIE (allée du Père Monier 67440 Marmoutier)

Cette journée est ouverte à toutes personnes ayant déjà participé à un programme MBSR (inscription obligatoire)

Matériel : zafu, coussin ou banc de méditation, de quoi recouvrir un tapis de yoga, châle ou couverture.

Coût : Il est proposé une participation en conscience en fonction de vos revenus entre 250 et 450 euros. Les possibilités financières ne devant pas empêcher la pratique de la méditation, il est possible de donner moins.

La formatrice :

Annick Isselé est ergothérapeute au Centre hospitalier de Saverne.

Interpellée par l’art de vivre et la profondeur du quotidien exprimés par les poètes dit « de l’instant présent », elle s’est intéressée à la méditation de pleine conscience (IFPCM). Elle est enseignante qualifiée au programme MBSR selon les cursus de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) et du Mindfulness Center de Brown University.

N° SIREN 844 984 971 Membre de l’Association Française des Enseignants MBSR .

Inscription : annickissele@gmail.com ou 06 95 88 01 60

Méditation de pleine conscience à Saverne

« Une présence simple et sans attente qui ouvre un espace de liberté laissant la place à l’émergence de ce qui se vit dans l’instant immédiat, en toute sécurité »

Cette phrase à propos de la relation d’aide de Carl Rogers pourrait tout autant définir la pleine conscience. Cette attitude d’être là, de donner de l’attention à la réalité de ce que nous sommes en train de vivre est une attitude profondément humaine et universelle. Le programme de réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience-mindfulness propose une pédagogie pour cultiver cette présence simple.

Que de tels espaces de présence imprègnent les semaines à venir et vous apportent de la sérénité.

«  L’ expérience de la méditation m’a appris que, si vous créez un espace fait d’ouverture et de compassion, un processus spontané d’auto-guérison se met en route. Les émotions s’adoucissent, la confusion se clarifie, les habitudes tenaces perdent de leur vigueur. » (Edel Max)

Combien ça coûte?

C’est la question brûlante, celle qui conditionne trop souvent, à mon sens, l’intérêt porté à la démarche. Dans le monde de l’entreprise, plus un coach d’affaires est cher, plus il est présupposé talentueux. A l’inverse, le coaching est présumé peu accessible aux personnes aux revenus modestes.

En général, un coaching dure cinq à huit séances, parfois plus, parfois moins. Le nombre minimal a priori de séances est de cinq: l’entretien préliminaire, trois séances d’exploration et la séance de bouclage. Il peut varier en fonction de l’évolution de l’accompagnement et avec l’accord des deux parties. Un coaching est un accompagnement réputé de courte durée, par opposition à une thérapie qui se déploie dans la durée. De ce fait, les prix pratiqués dans une ville comme Strasbourg varient entre 90 et 120 euros de la séance.

Je pratique une tarification volontairement plus abordable avec une part variable apparentée à de la participation consciente. Le tarif indicatif est de 70 euros. Demander moins reviendrait à dévaloriser la profession. Si pour vous les finances sont un réel souci, il vous est possible de payer jusqu’à 20 euros de moins que le tarif indicatif. Si vos moyens et votre rapport à l’argent vous l’autorisent, il vous est possible de donner au-delà du tarif, ceci afin de contribuer à l’équilibre de mon activité et au financement d’un coaching plus accessible aux personnes aux revenus modestes.

La participation consciente est un mode alternatif de rémunération financière d’une activité, développé notamment par l’Université du Nous, qui est un espace d’expérimentation pour les acteurs de la transition sociale. La participation consciente réinterroge notre rapport à l’argent et notre façon d’échanger.

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« Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine. »
(Friedrich Nietzsche)

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Pour déterminer votre part participative, prenez en compte:

  • la valeur estimée de ce que vous avez reçu, qui comprend non seulement la prestation elle-même, mais aussi la formation initiale du coach, le développement continu, la préparation des séances, l’analyse du suivi et la supervision;
  • vos possibilités financières.

En donnant au-delà du tarif indicatif:

  • vous compensez les participations inférieures au seuil d’équilibre financier de mon activité;
  • vous rendez plus accessible l’accompagnement de coaching au plus grand nombre;
  • vous contribuez à l’évolution des consciences.

Dans votre appréciation, souvenez-vous d’une chose: en coaching, comme en thérapie, il n’y a pas d’obligation de résultat. Si le coach est « maître » du processus, vous êtres « maître » du fond, c’est-à-dire des sujets que vous voulez traiter, de vos objectifs ainsi que de vos choix, et vous êtes responsable du degré d’engagement dans la démarche.

Enfin, il peut être convenu que l’accompagnement soit à titre gracieux pour des raisons spécifiques et par esprit de solidarité. Le processus de certification dans lequel je m’inscris l’autorise dans une certaine mesure Mais là aussi, afin que vous ne vous sentiez pas redevable et que vous soyez plus libre dans la relation, je vous demanderais de réfléchir à un contre-don à votre convenance.

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« … et la morale de ceci, c’est: Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être, ou, pour parler plus simplement: Ne vous imaginez pas être différente de qu’il eût pu sembler à autrui que vos fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n’étiez avant d’être devenue ce que vous êtes. »
(Lewis Carroll, Alice au Pays des merveilles)

Le coaching métaphorique

« Notre peur la plus profonde n’est pas ne pas être à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, et non notre obscurité, qui nous effraie le plus. »
(Marianne Williamson)

Mes collègues du parcours d’accompagnement intégral 5 de Coaching Ways à Strasbourg souriraient en lisant ce post. En effet, lors d’un accompagnement, une cliente avait proposé comme métaphore l’image d’un ballon rouge. Et c’est sur la base de l’enregistrement de cette séance-là que j’ai validé la formation. Si elle se reconnaît, j’en profite pour la remercier de sa participation, ainsi que les deux autres personnes pour leur confiance.

La métaphore est une figure de style qui fait partie de la famille des tropes (comme l’allégorie, l’analogie, la métonymie et le symbole). Ces formes linguistiques détournent un mot de son sens propre pour donner forme dans un sens figuré à une abstraction. La métaphore structure le langage. Elle permet de donner corps à l’indicible, de faire émerger l’implicite.

En puisant dans le monde sensoriel, la métaphore donne des contours aux notions conceptuelles. Le langage métaphorique est une ressource couramment utilisée pour communiquer ce que l’on pense et ressent. Il réalise des connexions qui facilitent le cheminement de la pensée ainsi que la compréhension mutuelle. Ainsi, pour partager avec vous ma conception du coaching, j’ai employé les images du coche, du transport, du vol des oies sauvages, du voyage du héros, de la sortie du labyrinthe.

« La qualité d’un homme se calcule à sa démesure;
tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite. »
(Jacques Brel)

Une métaphore reflète l’état complexe d’un vécu à un instant « t ». Quand la personne a épuisé le pourquoi du comment de son problème et qu’elle se cogne au mur du « je ne sais pas », elle peut le franchir à l’aide d’une image métaphorique (du grec méta, au-delà, et phorein, porter: porter au-delà). Le cerveau droit créatif est ainsi appelé à la rescousse du cerveau gauche analytique. La pensée analogique fait apparaître des alternatives jusque là ignorées par la pensée rationnelle.

Le développement d’une métaphore est un processus de réflexion intuitive qui permet de cheminer ver un mode de pensée plus global que le mode uniquement rationnel. Utilisé en coaching, il permet à la fois de poser le cadre du problème et d’en sortir, tel Dédale concevant le labyrinthe du palais de Minos et y échappant en prenant suffisamment de hauteur grâce aux ailes qu’il a imaginé fabriquer.

Dédale et Icare, sculpture d’Antonio Canova, 1779
ARTE France, « Les grands mythes, épisode 17 », 2016

« Chacun de nous a une image de ce qu’il croit être ou de ce qu’il voudrait être, et cette image nous empêche totalement de voir ce que nous sommes en fait. »
(Jiddu Krishnamurti)

La métaphore choisie reflète la façon de penser de la personne. Elle contient à la fois l’expression du problème et les éléments pour le résoudre. Explorer sa métaphore personnelle permet à la personne d’ouvrir une fenêtre sur son monde intérieur et d’y récolter les informations dont elle a besoin pour construire ses propres solutions.

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[inspiré de Manuel de Clean Coaching. Comment accompagner le client avec la puissance de la métaphore personnelle, Bogena Pieskiewicz, InterEditions, 2015]

La métaphore du Voyage du héros

L’intention d’un coaching de vie est de vous aider à dépasser vos frontières personnelles et d’encourager la libération de votre potentiel. Il peut aller loin et accompagner un changement de vie.

Ce chemin s’apparente au Voyage du héros dont le sociologue Joseph Campbell a décrit les étapes fondamentales, à partir de l’étude d’une multitude de contes et récits traditionnels:

  1. Entendre un appel. Il est en lien avec votre identité. Il dit quelque chose de votre mission de vie.
  2. Accepter l’appel. Cela vous conduira nécessairement à être confronté à un seuil par rapport à vos capacités existantes.
  3. Explorer un nouvel espace de vie. Franchir le seuil vous propulsera en dehors de votre zone de confort qui vous forcera à grandir.
  4. Trouver des gardiens. Sortir de votre zone de confort nécessitera d’identifier une protection.
  5. Faire face à vos démons. Franchir le seuil vous amènera à vous confronter à de nouveaux défis, des types d’énergies qui sont souvent les reflets de vos peurs ou de vos ombres intérieures.
  6. Intégrer vos démons. En vous donnant les permissions que vous ne vous êtes jamais autorisées, vous transformerez vos démons en autant de ressources nouvelles.
  7. Répondre à l’appel. Réaliser la tâche pour laquelle vous avez été appelé.
  8. Trouver le chemin du retour. Partager avec les autres la connaissance et l’expérience acquises au long du voyage.

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« Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment,
beaucoup plus que nos aptitudes. »
(J.K. Rowling)

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Comme pour tout pèlerinage, le Voyage du héros implique le retour chez soi, parmi les siens. Pour certains héros, comme Ulysse d’Ithaque, le retour est une quête en soi et constitue le voyage véritable. Posez-vous cette question: « Qu’est-ce que ma quête apporterait aux autres? » Répondre à l’appel, c’est souvent laisser s’exprimer quelque chose de plus grand que soi.

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Quand nous « passons à l’Opale », nous cessons de fixer des buts à notre vie et de lui dicter la direction qu’elle devrait prendre, nous apprenons à lâcher prise et à être attentifs à la vie qui demande à se vivre à travers nous. Plus nous apprenons à être fidèles à ce que nous avons d’unique, plus se révèle à nous que nous ne sommes que l’expression de quelque chose de plus vaste, un tissu de vie et de conscience interconnectées.

(Frédéric Laloux, Reinventing organizations. Vers des communautés de travail inspirées)

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[inspiré de Être coach. De la recherche de la performance à l’éveil, de Robert Dilts, InterEditions, 2008, 2013]

La symbolique des oies sauvages

Les oies sauvages représentent la réponse à l’appel de la quête. Elles ne connaissent pas de limite, ni de frontière. Durant l’Antiquité, en Egypte comme en Chine, elles étaient considérées comme des messagères entre le ciel et la terre; dans les traditions celtiques, comme les messagères de l’Autre monde; celles de Père Soleil et de Grand-Mère Lune pour les Indiens des plaines; enfin elles étaient des montures pour les chamans de l’Altaï.

Lorsqu’elles reviennent aux changements saisonniers, elles apportent le renouveau. Elles symbolisent alors la régénération, la mutation dans la manière d’être, mais aussi la fidélité, la loyauté, l’engagement. Elles représentent la liberté, le mouvement de l’exploration du monde. Elles volent en chevron, de façon à économiser leurs forces, se relayant pour guider et ouvrir la voie. Le vol des oies sauvages est l’une des formes les plus abouties de la nature.

Elles vous invitent à vous interroger sur ce que vous souhaitez vraiment, la destination de votre voyage, et à vous aligner, à être fidèle aux valeurs qui guident vos actes. Assumez-vous votre destinée? Elles vous rappellent de ne pas oublier qui vous êtes et quel est le but de votre vie.

Les oies sont des oiseaux migrateurs dont le départ, l’automne venu, stimule l’imagination et vous invite à vous mettre à la recherche d’univers inconnus et de dimensions nouvelles. Leur cacardement constitue une invitation à les suivre dans la noble quête spirituelle, dans un voyage qui laisse espérer la réalisation des promesses et des rêves que seules les grandes quêtes peuvent éveiller. La quête sacrée consiste en un voyage à la recherche de votre essence spirituelle et de la voie qui vous permettra le mieux d’exprimer cette essence à l’intérieur de votre vie.

« Les oies sauvages, haut dans le ciel pur, retournent au pays à nouveau. Qui que tu sois, quelle que soit ta solitude, le monde s’ouvre à ton imagination. Comme l’oie sauvage il t’appelle, affirmant et réaffirmant ta place au sein des choses. »
(Mary Oliver)

[inspiré de plusieurs blogs, en particulier luminessens.org et chroniquesdelaprairie.blogspot.com]

Pourquoi « NilS et Co »?

« NilS » pour le héros du roman de Selma Lagerlöf, bien sûr: Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. A l’origine de ce livre, une commande étatique destinée à aider les petits Suédois à mieux connaître la diversité des régions de leur pays. Selma Lagerlöf lui a donné une portée universelle en décrivant un voyage initiatique.

« &Co » parce que Nils n’est pas seul. Son voyage, il l’effectue grâce aux oies sauvages et presque malgré lui. (Un post suivra sur la symbolique des oies sauvages.) « &Co » pour laisser une ouverture à la possibilité de travailler avec des collègues coachs en un collectif évoluant en intelligence collaborative. Qui sait?

avec l’aimable autorisation de l’illustrateur Vincent Dutrait

« On fonctionne tellement mieux en tant qu’être humain lorsqu’on est sorti de ses habitudes. Ça c’est l’aventure! »
(Bertrand Picard)

Nils Holgersson est un jeune garçon de ferme paresseux et cruel. Un jour, il est puni de sa tendance à martyriser les animaux et les représentants du bon peuple par un « tomte », une sorte de lutin qui le condamne à devenir aussi petit et vulnérable que lui. Cependant, le sortilège lui permet de comprendre et de parler le langage des animaux.

L’adversité met fin brutalement aux habitudes. L’épreuve impose un temps d’arrêt. L’impossibilité de continuer comme avant alimente la peur de l’inconnu. Mais elle est aussi une porte qui s’ouvre sur des opportunités nouvelles, sur un autre champ de compréhension de ce qui arrive.

Emporté malgré lui par le jars de la ferme qui a décidé de dépasser sa condition domestique et de prendre son envol, Nils vit un voyage initiatique parmi les oies sauvages.

Sortir de ses conditionnements, reconsidérer son point de vue, changer de perspective: tout cela demande de prendre de la hauteur. Encore faut-il décider de répondre à l’appel de la quête.

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[…]Voilà qu’à l’horizon s’élève une clameur; Elle approche, elle vient, c’est la tribu des oies. Ainsi qu’un trait lancé, toutes, le cou tendu, Allant toujours plus vite en leur vol éperdu, Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante. Le guide qui conduit ces pèlerins des airs Delà les océans, les bois et les déserts, Comme pour exciter leur allure trop lente, De moment en moment jette son cri perçant. Comme un double ruban la caravane ondoie, Bruit étrangement, et par le ciel déploie Son grand triangle ailé qui va s’élargissant. Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine, Engourdis par le froid, cheminent gravement. Un enfant en haillons en sifflant les promène, Comme de lourds vaisseaux balancés lentement. Ils entendent le cri de la tribu qui passe, Ils érigent leur tête; et regardant s’enfuir Les libres voyageurs au travers de l’espace, Les captifs tout à coup se lèvent pour partir. Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes, Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément, A cet appel errant, se lever grandissantes La liberté première au fond du cœur dormant, La fièvre de l’espace et des tièdes rivages. Dans les champs pleins de neige, ils courent effarés, Et jetant par le ciel des cris désespérés Ils répondront longtemps à leurs frères sauvages. (Guy de Maupassant, Les oies sauvages)

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L’épreuve amène Nils à une prise de conscience: « ce qu’il n’avait pas été, il pouvait peut-être le devenir ». De ce périple rédempteur parmi les animaux, il en sortira métamorphosé, c’est-à-dire adulte et empathique.

« La notion de métamorphose est plus riche que celle de révolution » (Edgar Morin). Nils, c’est un peu cette part de soi qui fait le voyage, qui accepte le changement, la mutation; cette part d’enfance éternelle en soi, tantôt soumise, tantôt rebelle ou libre, mais toujours sensible à l’appel impérieux des oies sauvages quand elles traversent le ciel en un grand V comme pour dire « Vis! »

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